Alors que les paris sportifs suspects connaissent une forte hausse à l’échelle mondiale, la Belgique brille par son absence dans le nouveau rapport annuel de l’International Betting Integrity Association (IBIA). C’est un signal positif. Tandis que d’autres marchés sont aux prises avec des problèmes d’intégrité, le marché belge semble relativement stable.
Aucun signalement en Belgique, le calme règne
L’IBIA a enregistré pas moins de 300 paris suspects en 2025, une augmentation notable par rapport aux 219 de l’année précédente. Le football, le tennis et l’eSport ont été particulièrement touchés. Dans 54 cas, il s’agissait effectivement de manipulations avérées. Pourtant, aucun signalement n’est venu de Belgique. Tout comme les Pays-Bas, le pays est resté totalement absent des statistiques.
Selon l’IBIA, cette absence de données ne doit pas être interprétée comme un vide alarmant. Au contraire.
«Un pays sans signalement n’est pas automatiquement un pays sans surveillance. La Belgique possède un marché relativement fermé et strictement régulé, présentant moins de vulnérabilités.», explique un analyste.
C’est précisément cette différence avec certains marchés internationaux ouverts qui peut expliquer pourquoi le risque y est plus faible.
Les bookmakers belges jouent pleinement le jeu
La Belgique a longtemps été sous-représentée au sein de l’IBIA. Cependant, des bookmakers comme Bingoal (membre depuis 2020), Gaming1 (2021) et récemment Starsport, filliale de Starcasino, (2025) ont rejoint l’association. Par conséquent, la Belgique est désormais entièrement intégrée au réseau international de surveillance de l’intégrité.
L’adhésion de ces acteurs signifie que les modèles suspects sont désormais partagés depuis la Belgique également. Selon l’IBIA, cela est essentiel, même si le nombre d’incidents reste nul.
«Cela démontre le professionnalisme du secteur. Et c’est justement en surveillant que nous pouvons confirmer que la situation est calme.»
Une régulation forte comme fondement
La Belgique associe cette tranquillité à un ensemble de règles strictes. Le système EPIS, qui interdit l’accès aux jeux de hasard aux joueurs problématiques, a été renouvelé en 2025. Les sites illégaux sont activement bloqués. De nouvelles obligations en matière d’identification, telles que l’authentification via e-ID, réduisent les risques d’abus.
Selon un ancien régulateur, c’est là que réside la force du modèle belge.
«Un marché contrôlé, combiné à des techniques modernes et des limites claires, rend les signalements rares. Et c’est un acquis qu’il faut préserver.»
La situation belge est donc encourageante. À une époque où le monde du sport international est de plus en plus souvent secoué par des scandales, la Belgique reste remarquablement silencieuse – de la meilleure des manières.