Un vent de renouveau souffle sur la régulation des jeux de hasard aux Pays-Bas et en Belgique. Les deux autorités choisissent délibérément de renforcer leur expertise et leurs effectifs pour mieux protéger les joueurs.
La Belgique met en place une nouvelle équipe
La structure de la Commission des jeux de hasard (CJH) a également été renouvelée. Plusieurs experts indépendants ont récemment été nommés au sein de la nouvelle Commission d’experts. Cette équipe se compose de spécialistes en droit, en santé publique, en communication numérique et en criminologie, entre autres. Ils suivront de manière critique la politique, la conformité et la protection des joueurs.
La présidente, Magali Clavie, souligne que la composition de cette équipe n’est pas le fruit du hasard. En diversifiant les parcours et les expériences, la CJH souhaite mieux répondre à l’évolution du marché des jeux. Les nouveaux experts ne doivent pas se contenter de contrôler, mais aussi participer à la réflexion sur la législation et l’amélioration de la sécurité du marché.
Les Pays-Bas puisent leur expertise dans le secteur de la santé
La Kansspelautoriteit (Ksa) a nommé Floor van Bakkum au poste de nouvelle responsable de la protection des joueurs. Elle prendra ses fonctions le 1er mars, à un poste directement rattaché à la direction de l’organisation.
Floor van Bakkum arrive de Jellinek Verslavingszorg (centre de soins en addictologie), où elle a travaillé pendant des années à la prévention de l’addiction au jeu. Elle apporte une expérience de terrain, une expertise politique et une connaissance des groupes cibles vulnérables.
Selon le régulateur, cette démarche s’inscrit dans l’agenda de surveillance pour 2026, au sein duquel la protection des joueurs occupe une place centrale. Floor van Bakkum souhaite mettre son expérience du monde de la santé au service d’une meilleure surveillance des jeux de hasard en ligne. Selon elle, les mineurs, les jeunes adultes et les joueurs à risque méritent une protection plus importante que celle qui existe actuellement.
Pourquoi ce moment est important
Ces ajustements ne sortent pas de nulle part. Dans les deux pays, des critiques se font entendre depuis longtemps sur le manque d’actions décisives face aux problèmes de jeu. On pense notamment aux jeunes qui perdent des sommes importantes ou aux titulaires de licence qui ne respectent pas leur devoir de vigilance. Les régulateurs veulent désormais réagir plus rapidement et assurer une meilleure surveillance.
Cela nécessite des personnes qui comprennent les mécanismes de l’addiction et qui savent reconnaître les signaux avant qu’il ne soit trop tard. Les Pays-Bas et la Belgique ont donc choisi de se renforcer avec des experts qualifiés et une surveillance indépendante. Ils entendent ainsi limiter les préjudices pour les joueurs et accroître la fiabilité du marché.