Le 22 août 2025, Teun Struycken, secrétaire d’État chargé de la Protection légale, annonçait sa démission. Cette décision survient dans un contexte politique déjà tendu, depuis l’effondrement de la coalition gouvernementale en juin et l’annonce d’élections anticipées en octobre.
Un tremblement politique inattendu
Struycken, membre du NSC, a quitté son poste en signe de protestation contre le choix du gouvernement de bloquer des sanctions envers Israël, un désaccord sur lequel plusieurs membres du cabinet ont également jeté l’éponge.
Avant de partir, Struycken était à l’avant-garde d’une refonte majeure du paysage des jeux d’argent en ligne aux Pays-Bas. Il avait plaidé pour une série de mesures fortes :
- Rehausser l’âge minimum pour jouer aux jeux de casino en ligne, en le passant de 18 à 21 ans.
- Mettre en place des tests de capacité financière obligatoires pour les joueurs dépassant les plafonds de dépôt existants.
- Renforcer les restrictions sur la publicité numérique, notamment les annonces non ciblées sur les réseaux, les influenceurs, la télévision ou le streaming.
À ce jour, les limites de dépôt dictées par l’autorité (Ksa) se chiffrent à 300 € pour les 18-24 ans, et 700 € pour les plus de 24 ans. Une différence notable qu’il entendait repenser.
Or, cette réforme, déjà en poussière politique depuis l’effondrement de la coalition, est désormais sur pause. Struycken lui-même soulignait que, bien que ses propositions soient toujours envisagées, son départ et l’échéance électorale à venir mettent en danger leur progression.
Un secteur vulnérable en attente
La démission de Teun Struycken marque une rupture dans le projet de réforme néerlandais du jeu en ligne. Alors qu’il était le principal porteur d’un programme exigeant pour encadrer l’iGaming, c’est désormais un vide politique qui s’installe.
Les réformes sont aujourd’hui en pause et leurs perspectives dépendent de l’avenir politique du pays. Le secteur, en pleine croissance, observe avec attention le calendrier électoral et attend de savoir qui guidera sa réforme. En attendant, le flou et la vulnérabilité réglementaire risquent de perdurer.