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Eden Hazard et les dérives des paris en ligne

L’ancien capitaine des Diables rouges, Eden Hazard, se retrouve aujourd’hui au cœur d’une controverse pour son partenariat avec Stake. Mais ce n’est pas son premier partenariat controversé.

Une association qui déclenche une tempête

Lorsque le nom d’Eden Hazard apparaît aux côtés de la plateforme de paris Stake.com, peu imaginent l’ampleur des réactions à venir. Après tout, il n’est plus en activité depuis près de deux ans et demi, ce qui le place en dehors du champ d’application direct des règles strictes de la FIFA en matière de paris sportifs. D’autres figures du football mondial comme Dimitar Berbatov, Francesco Totti ou encore Ronaldinho ont déjà prêté leur image à des opérateurs similaires sans susciter de polémique comparable.

Pourtant, en quelques jours, des médias évoquent des risques de poursuites judiciaires, tandis que la Commission des jeux de hasard en Belgique annonce l’ouverture d’une enquête.

Ce n’est pas tant l’association avec un site de paris qui pose problème, mais bien l’identité de Stake.com. L’opérateur traîne une réputation sulfureuse dans de nombreuses juridictions. En Europe, et notamment en Belgique, Stake figure sur des listes noires de régulateurs. Malgré cela, la plateforme continue d’attirer des utilisateurs du monde entier en contournant les restrictions. Des tutoriels circulent en ligne pour expliquer aux parieurs comment utiliser des VPN afin d’accéder au site depuis des pays où il est interdit.

L’image de Stake a également été renforcée par sa visibilité dans le football professionnel. Sa présence sur le maillot du club anglais Everton FC a pu laisser croire à une légitimité sur le marché britannique. Or, en réalité, l’opérateur n’y dispose plus de licence depuis février 2025. Une enquête avait été lancée par le régulateur local après une campagne publicitaire jugée choquante, impliquant des étudiants à peine majeurs. Aux États-Unis, la situation est encore plus critique. Stake y est totalement illégal, mais aurait mis en place un site miroir destiné à contourner les réglementations en vigueur. Une pratique qui lui vaut aujourd’hui des poursuites judiciaires.

L’affaire ne s’arrête pas là. Le cofondateur de Stake, un jeune milliardaire australien, est également à l’origine de la plateforme de streaming Kick. Cette dernière s’est retrouvée sous les projecteurs pour avoir diffusé en direct des contenus particulièrement choquants, dont la mort d’un influenceur.

Des précédents passés sous silence

Ce n’est pas la première fois que l’ancien international belge est associé à des opérateurs controversés.

En 2020, alors qu’il était encore joueur professionnel, il devient ambassadeur de Dragon Casino, une plateforme elle aussi illégale. À l’époque, l’information passe presque inaperçue car la communication autour de ce partenariat reste extrêmement discrète et ciblée vers un public asiatique.

Quelques années plus tard, à l’approche de la Coupe du monde 2022, une nouvelle collaboration voit le jour avec KOK Sports. Cette fois, Hazard apparaît dans une vidéo promotionnelle destinée à des clients chinois, leur adressant un message de célébration. Mais il n’est pas seul. D’autres figures majeures des Diables rouges, comme Thibaut Courtois et Kevin De Bruyne, participent également à cette campagne car elle s’inscrit dans un partenariat régional impliquant directement la Fédération belge de football.

Ce partenariat n’a jamais été officiellement mis en avant, peut-être parce que KOK Sports est lié à un réseau criminel démantelé en Chine au début des années 2020.

Une responsabilité individuelle en question

La situation soulève une question délicate : Eden Hazard est-il aujourd’hui la cible d’un traitement plus sévère que d’autres acteurs du football ? Son « erreur », selon certains observateurs, serait d’avoir affiché publiquement sa collaboration avec Stake, là où d’autres partenariats sont restés dans l’ombre. À l’ère des réseaux sociaux et de l’influence mondiale, chaque collaboration engage non seulement une image, mais aussi une forme de crédibilité.

Si l’enquête en Belgique doit encore déterminer les responsabilités exactes, une chose est déjà certaine : cette polémique pourrait marquer un tournant dans la manière dont les partenariats entre sportifs et opérateurs de jeux sont perçus.

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Sarah a un regard aiguisé sur les tendances du monde du jeu. Passionnée de sport, elle couvre tous les sujets, du jeu responsable à la législation sur les casinos. Ses articles rendent les sujets complexes accessibles aux lecteurs.

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