« La Belgique représente un défi majeur pour les spécialistes du référencement et le marché des jeux d’argent » : Tim Teeuwen, PDG de Link Juice
Les choses évoluent rapidement dans le monde du référencement, et selon Tim Teeuwen, le secteur se trouve à un tournant. Ce n’est plus le nombre de liens qui compte, mais la qualité des choix et une véritable autorité qui déterminent le jeu. Dans un entretien avec Gambling Club, le PDG de Link Juice Club explique pourquoi de nombreuses stratégies sont obsolètes et ce qui compte vraiment aujourd’hui.
L’impact est considérable : les entreprises qui ne s’adaptent pas perdent visiblement du terrain sur Google.
Pourquoi Link Juice Club fonctionne différemment des autres plateformes
« Nous nous situons à la croisée des chemins entre les données, le réseau et l’exécution », déclare Teeuwen sans tourner autour du pot. Selon lui, c’est là que réside la différence par rapport à la plupart des plateformes, qui fonctionnent principalement comme des places de marché.
Il explique que Link Juice Club s’appuie sur un réseau d’éditeurs soigneusement constitué et un processus interne rationalisé. Ce système est conçu pour garantir une qualité constante et de meilleures performances. « Nous voulions créer quelque chose qui profiterait vraiment aux spécialistes du référencement. »
Cela a conduit à la création de leur propre plateforme de backlinks et de contenu, développée par des professionnels du secteur. L’objectif : plus de rapidité, de clarté et, surtout, de transparence sur un marché qui fait souvent défaut dans ces domaines.
Selon M. Teeuwen, la force de l’outil réside dans la combinaison d’une base de données internationale contenant plus de 100 000 domaines et d’options de filtrage avancées. Les utilisateurs peuvent planifier des campagnes, évaluer au préalable le contenu et analyser la concurrence à partir des liens retour. « On peut tout suivre de A à Z au sein d’un seul et même système. »
Pour les agences, il existe une dimension supplémentaire. Grâce à une solution en marque blanche, elles peuvent utiliser la plateforme sous leur propre nom et augmenter considérablement leur production sans personnel supplémentaire. « Parfois jusqu’à cinq fois plus. »
La technologie seule ne suffit pas
Teeuwen est clair : la technologie accélère tout, mais elle ne remplace pas la réflexion. « Le référencement naturel reste une activité humaine. »
Il considère la technologie avant tout comme un outil permettant d’analyser de grandes quantités de données et d’identifier plus rapidement les opportunités. Mais les décisions concernant le contexte, la pertinence et le risque, estime-t-il, nécessitent toujours un jugement humain.
« C’est cette combinaison qui fait toute la différence », dit-il. « Vous pouvez vous développer sans perdre en qualité. »
Il estime que c’est là que réside l’avantage concurrentiel. Les entreprises qui s’appuient uniquement sur l’automatisation passent à côté des nuances. Et c’est précisément ces nuances qui déterminent si un lien apporte de la valeur ajoutée ou représente un risque.
Comment la qualité des liens est-elle contrôlée ?
La base de données du Link Juice Club fait l’objet d’une surveillance continue. Teeuwen décrit un processus dans lequel les éditeurs sont d’abord sélectionnés en fonction de leur trafic, de leur niche et de leur profil de liens.
Vient ensuite une segmentation par secteur, région et autorité. « Nous continuons également à surveiller les placements après leur mise en ligne », précise-t-il. « C’est ainsi que nous garantissons la qualité sur le long terme. »
Il est frappant de constater que les données sont mises à jour deux fois par semaine. Mais les chiffres ne font pas tout. Selon M. Teeuwen, les vérifications manuelles restent essentielles.
Il met également en garde contre certains pièges, tels que la sur-optimisation et les schémas reconnaissables. « Nous nous concentrons avant tout sur le contexte. Un lien doit avoir du sens au sein du contenu. »
L’objectif est clair : il ne s’agit pas d’obtenir le plus grand nombre de liens possible, mais des liens qui contribuent à une véritable croissance de l’autorité.
Pourquoi le référencement hors page est devenu plus difficile
Selon M. Teeuwen, il existe actuellement quatre défis majeurs. Mais il les résume en un seul enjeu central : la qualité devient plus importante que l’échelle.
« De nombreux acteurs continuent de se concentrer sur le volume, alors que Google s’intéresse spécifiquement à la pertinence et à la valeur éditoriale », explique-t-il.
De plus, la gestion des risques a pris une importance considérable. En raison des mises à jour constantes, les profils de liens doivent rester naturels et diversifiés pour éviter les problèmes.
La concurrence s’est également intensifiée. Les activités de prospection sont plus intenses que jamais, ce qui rend décisives les relations solides avec les éditeurs.
Et puis il y a le contenu généré par l’IA. « On assiste à un afflux massif de contenu générique », explique M. Teeuwen. « Les moteurs de recherche deviennent donc plus exigeants et examinent de plus près la qualité et l’autorité réelles. »
Selon lui, cela signifie que le référencement hors page passe d’une tâche opérationnelle à un élément stratégique du marketing.
Le contenu multilingue est devenu indispensable
Selon M. Teeuwen, réussir à l’international n’est pas une question de traduction, mais d’adaptation. « La localisation est la clé. »
Il souligne que l’intention de recherche varie selon les marchés et que les backlinks doivent provenir de la bonne langue et de la bonne région. Google accorde de plus en plus d’importance aux signaux régionaux.
C’est pourquoi Link Juice Club travaille avec des rédacteurs qui comprennent ce qui fonctionne localement. « Le contenu doit correspondre à la façon dont les gens effectuent leurs recherches, et pas seulement à ce qui est écrit. »
Sans cette adéquation, il estime qu’il sera difficile d’être véritablement compétitif à l’international.
Pourquoi la Belgique est soudainement un marché en pleine croissance
Teeuwen considère la Belgique comme l’un des marchés les plus intéressants du moment. Cela s’explique par une combinaison de maturité numérique, de concurrence féroce et d’une structure linguistique complexe.
« Nous constatons une croissance évidente, tant du côté des clients que chez les éditeurs », dit-il.
Il convient de noter la demande croissante pour les domaines en langue française. Selon lui, cela indique une concurrence accrue en Wallonie et un besoin grandissant de pertinence locale.
Selon M. Teeuwen, cela souligne l’importance de disposer de réseaux locaux solides et de contenu en langue locale.
Le référencement naturel fonctionne différemment en Belgique et aux Pays-Bas
La plus grande différence réside dans la fragmentation. Selon M. Teeuwen, la Belgique se compose en réalité de plusieurs marchés.
La Flandre et la Wallonie se distinguent par leur langue, les habitudes de recherche et le paysage médiatique. Cela nécessite des stratégies adaptées à chaque région.
« Aux Pays-Bas, le marché est unique et clair. En Belgique, il faut travailler de manière beaucoup plus précise », explique-t-il.
Cela implique une meilleure sélection des éditeurs et une attention accrue aux nuances culturelles.
Pourquoi le SEO dans le secteur des jeux d’argent est particulièrement difficile
Teeuwen décrit l’industrie des jeux d’argent comme l’un des secteurs les plus difficiles en matière de référencement naturel. La concurrence y est féroce et la réglementation stricte.
« Il faut des liens solides et pertinents, mais aussi de la confiance et de la crédibilité », précise-t-il.
De plus, les profils de liens doivent être construits avec soin pour éviter les risques. La sur-optimisation est une menace constante.
Ce qui rend la situation encore plus complexe, c’est que les règles varient d’un pays à l’autre. Par conséquent, les stratégies doivent être adaptées sans cesse.
« Il faut tenir compte de ce qui est autorisé et de ce qui ne l’est pas », explique-t-il. « Tout en continuant à être performant. »
L’approche pour les entreprises de jeux d’argent est complètement différente
Selon Teeuwen, la barre est tout simplement placée plus haut dans ce domaine. Les erreurs ont des conséquences plus graves et la marge de manœuvre est plus réduite.
La réglementation dicte quels éditeurs peuvent être utilisés et quels contenus sont autorisés. Par conséquent, les méthodes standard sont souvent insuffisantes.
« Nous devons faire preuve de plus de créativité », dit-il. « Avec des partenariats uniques et des angles d’approche différents. »
Dans d’autres secteurs, on observe généralement davantage de liberté et l’accent est plus souvent mis sur des stratégies axées sur le contenu.
L’avenir du link building est en pleine mutation
Teeuwen constate une évolution claire. Le link building passe du stade de la tactique à celui de la stratégie.
L’accent est désormais mis sur l’autorité de la marque, la pertinence réelle et des indicateurs tels que le trafic. Parallèlement, la tolérance envers la mauvaise qualité diminue rapidement.
Les backlinks restent importants, mais la manière dont ils sont évalués évolue.
« Il ne s’agit plus de créer des liens », explique-t-il. « Il s’agit de construire un système d’autorité complet autour d’une marque. »

