Les clubs de Premier League continuent de conclure des accords avec des sociétés de jeux illégales
Le logo disparaît du maillot, mais l’argent reste. Les clubs de Premier League continuent de collaborer avec des sociétés de jeux de hasard sans licence. Et le gouvernement britannique laisse faire.
“Autorégulation”, un mot qui sonne bien. Mais en pratique, cela signifie que personne ne contrôle. Et les clubs de Premier Leage le savent et en profitent. Ils continuent à collaborer avec des sociétés proposant des jeux de hasard illégalement un peu partout dans le monde.
Interdiction sur le maillot, mais nulle part ailleurs
En 2023, la Premier League a annoncé une interdiction volontaire de la publicité pour les jeux d’argent sur la face avant des maillots. Cette mesure doit entrer en vigueur à partir de la saison 2026–2027. D’ici là, rien ne change.
Et même après, le public continuera d’être confronté quotidiennement aux publicités de jeux sur les panneaux au bord du terrain, sur les tenues d’entraînement et en ligne.
Certains de ces sponsors opèrent dans de grandes parties du monde sans licence. Pourtant, les clubs signent des contrats comme si de rien n’était. Le gouvernement ne voit pas de problème, tant que les entreprises ne ciblent pas officiellement le marché britannique.
Pas de surveillance, pas de frein
La responsabilité incombe entièrement aux clubs eux-mêmes. Ils doivent vérifier qu’un sponsor ne cible pas les joueurs britanniques. Pour cela, une clause vague ou un géo-blocage suffit. La surveillance ou l’application de la loi fait totalement défaut.
Une enquête de Josimar montre que beaucoup de ces sites sont facilement accessibles via VPN. De plus, certains sponsors auraient des liens avec des réseaux de blanchiment d’argent. Pourtant, le gouvernement reste en retrait. Tant que la paperasse est en règle, tout va bien.
Le rôle des structures en marque blanche (white label) rend la tâche encore plus difficile. Les entreprises opèrent sous la licence d’autrui et se protègent ainsi de tout contrôle. Malgré des promesses antérieures, aucune nouvelle législation n’a vu le jour à ce sujet.
La Belgique s’y prend autrement, mais pas beaucoup plus sévèrement
Là où l’Angleterre intervient à peine, la Belgique instaure une interdiction du sponsoring des jeux de hasard dans le football professionnel à partir de 2028. Mais là aussi, l’argent se déplace simplement. Les opérateurs légaux sponsorisent désormais des dizaines de clubs amateurs. C’est autorisé, donc ils le font.

