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Une lootbox en forme de coffre à trésor dans une caverne

L’Autriche dit non, la Belgique dit oui à l’étiquette « jeu de hasard » pour les loot boxes

En Autriche, un joueur a perdu son procès après avoir dépensé des dizaines de milliers d’euros en loot boxes. Le juge a clairement déclaré qu’il ne s’agissait pas de jeux d’argent. Dans le même temps, la colère monte en Belgique, car Meta promeut massivement ces mêmes loot boxes auprès des jeunes.

Deux pays, deux visions. Et c’est précisément là que se situe le débat qui agite depuis des années le monde des jeux vidéo et des jeux d’argent.

L’Autriche se concentre sur le jeu, la Belgique sur son effet

La Cour suprême autrichienne a examiné le cas d’un joueur qui, entre 2017 et 2021, a dépensé environ 20 000 euros en loot boxes dans un jeu de football. Il estimait qu’il s’agissait de jeux d’argent illégaux et voulait récupérer son argent. Le juge n’a pas seulement examiné les loot boxes, mais le jeu dans son ensemble.

Selon la cour, le succès dépendait principalement des compétences. Les objets numériques n’avaient aucune valeur réelle en dehors du jeu et ne pouvaient être revendus. Par conséquent, selon la loi, le système ne relevait pas du jeu d’argent.

En Belgique, l’accent est mis ailleurs. Ici, on s’intéresse surtout à l’effet sur les jeunes joueurs. Et à la manière dont ces systèmes sont promus.

Meta fait la promotion de ce qui est presque toujours interdit en Belgique

Une enquête menée par Leon Y. Xiao, chercheur chez beClaws, révèle que Meta a reçu des paiements de 172 sociétés de jeux mobiles pour promouvoir les loot boxes auprès des utilisateurs belges. Cela est surprenant, car les loot boxes sont presque toujours considérées comme des jeux d’argent en Belgique. Les développeurs doivent obtenir une licence pour les commercialiser, mais celle-ci est rarement accordée.

Une analyse de 1 574 publicités a révélé que ces achats ont été présentés 4,5 millions de fois aux utilisateurs belges. Plus de 1,26 million de fois à des jeunes de moins de 21 ans.

Des jeux tels que Genshin Impact, Brawl Stars et Harry Potter : Puzzles & Spells ont été particulièrement mis en avant. Il s’agit principalement de titres populaires auprès des enfants et des adolescents.

La publicité pour les loot boxes est punissable en soi

Selon Xiao, il ne s’agit pas seulement de proposer des loot boxes. En Belgique, leur publicité est en soi une infraction. Pourtant, ces publicités apparaissent sans grande difficulté sur Facebook et Instagram.

La Belgique a été l’un des premiers pays à prendre des mesures sévères contre les loot boxes. Un couple belge a récemment porté plainte contre Riot Games pour cette raison. Dans le même temps, une étude montre que 82 % des développeurs de jeux mobiles continuent d’utiliser ce système et recourent aux réseaux sociaux pour atteindre les joueurs.

Alors que l’Autriche stipule légalement que les loot boxes ne constituent pas un jeu de hasard, la Belgique les considère comme un risque pour les jeunes, activement encouragé par la publicité.

Le juge a également mentionné un argument souvent utilisé pour ne pas considérer les loot boxes comme des jeux d’argent. Le contenu numérique n’a généralement aucune valeur en dehors du jeu. Vous ne pouvez pas vendre ou échanger les objets contre de l’argent réel. Vous ne pouvez les utiliser qu’au sein du jeu.

Cela signifiait que le joueur n’avait pas prouvé que le système des loot boxes correspondait à un jeu d’argent au sens de la loi autrichienne. Sa plainte a été rejetée.

L’Europe observe

Cette décision intervient à un moment où le débat sur les loot boxes s’intensifie dans toute l’Europe. Certaines associations de consommateurs et certains législateurs estiment que ce mécanisme s’apparente trop au jeu d’argent. Ils avertissent que ses effets sont particulièrement perceptibles chez les jeunes joueurs. D’autres soulignent qu’il existe des différences évidentes avec les formes classiques de jeu d’argent, telles que l’absence de valeur monétaire réelle des objets numériques.

En Autriche, la limite juridique reste claire pour l’instant : les loot boxes ne constituent pas un jeu d’argent tant que le résultat ne dépend pas entièrement du hasard et qu’il n’y a pas de valeur transférable. La manière dont les autres pays traitent cette question varie encore.

Mais pour les joueurs et les parents, cette décision soulève de nouvelles questions sur ce qui est équitable dans les jeux et sur l’influence des mécanismes de jeu sur les dépenses.

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Dans le monde de Gambling Club, Ron est un journaliste dévoué spécialisé dans l'actualité des casinos aux Pays-Bas. Il allie son regard aiguisé sur l’industrie du jeu vidéo à une passion profonde pour le sport.

Grâce à sa nature curieuse et son souci du détail, Ron se concentre sur la description des tendances et des transformations au sein de l'industrie des casinos néerlandaise, intégrant parfaitement son expertise sportive.

Fort d’années d’expérience dans le journalisme, allant du reportage local aux projets d’enquête à grande échelle, il propose à ses lecteurs des analyses nuancées et approfondies. Il révèle ainsi les fascinantes intersections entre le jeu et le sport.

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