La Loterie Nationale mise sur la culture avec sa Tombola du patrimoine
La Loterie Nationale a lancé une nouvelle initiative baptisée Tombola du patrimoine, destinée à financer des projets de conservation et de restauration de biens patrimoniaux en Belgique. Dotée d’un budget pouvant atteindre 600 000 euros pour sa première édition, cette opération vise à soutenir concrètement des acteurs culturels.
Un nouveau modèle pour protéger la mémoire collective
À l’heure où de nombreux biens culturels nécessitent des restaurations urgentes et où les financements publics sont sous pression, un nouveau mécanisme de soutien voit le jour : mobiliser la solidarité nationale à travers une tombola dédiée à la sauvegarde du patrimoine. Porté par la Loterie Nationale, le projet associe plusieurs acteurs majeurs du monde culturel et philanthropique : Prométhéa, l’Institut royal du Patrimoine artistique et MuseumPASSmusées. Ensemble, ils entendent créer un levier concret pour préserver des biens patrimoniaux parfois fragiles, parfois méconnus, mais toujours porteurs de sens.
Pour cette première édition, un budget total pouvant atteindre 600 000 euros est prévu. Une enveloppe modeste à l’échelle des besoins patrimoniaux, mais significative pour des projets ciblés, souvent confrontés à des difficultés de financement rapide. Les projets sélectionnés bénéficieront d’un soutien financier, mais aussi d’un accompagnement sur mesure. Restauration d’objets, mise en valeur auprès du public, développement de récits accessibles ou encore création de partenariats : l’initiative s’inscrit dans une logique globale de valorisation.
Soutenir des biens patrimoniaux souvent invisibles
Contrairement aux grandes campagnes de restauration de monuments emblématiques, la Tombola du patrimoine s’intéresse principalement aux biens mobiliers : œuvres d’art, objets historiques, archives, pièces scientifiques ou artisanales. Les biens mobiliers sont souvent les plus vulnérables : ils subissent les effets du temps, nécessitent des expertises spécifiques et disposent rarement de financements dédiés. En les mettant au cœur de l’appel à projets, les organisateurs cherchent à élargir la définition même du patrimoine. Il ne s’agit plus seulement de préserver des bâtiments, mais aussi des traces matérielles de la vie collective.
Une logique de réinvestissement sociétal
L’initiative s’inscrit dans une philosophie revendiquée de réinvestissement intégral des bénéfices dans des actions à impact social. L’organisateur souligne ainsi sa volonté de consacrer ses ressources à des initiatives qui font la différence dans la société.
Les porteurs de projets disposent désormais d’un calendrier précis pour soumettre leur candidature. La date limite de dépôt est fixée au 1er avril 2026. Associations, institutions culturelles, gestionnaires de collections ou fondations sont invités à présenter des initiatives de conservation ou de restauration.
Chaque objet restauré, chaque collection sauvegardée, chaque histoire racontée constitue un acte de transmission. À travers cette initiative, les organisateurs invitent les citoyens à devenir, eux aussi, acteurs de cette continuité. Car préserver le patrimoine n’est pas seulement conserver des traces du passé. C’est choisir ce que nous voulons transmettre de nous-mêmes aux générations futures.

