La marque Bol utilisée dans une arnaque de casino en ligne
Une nouvelle campagne frauduleuse circule actuellement sur les réseaux sociaux aux Pays-Bas, utilisant abusivement l’image de grandes marques comme Amazon, Netflix et maintenant Bol pour promouvoir un casino illégal.
Une mécanique bien huilée pour tromper les internautes
Selon les observations partagées publiquement par Frank Kruit, spécialiste du marketing d’affiliation dans l’univers des jeux en ligne, neuf publicités actives sur Facebook et Instagram faisaient la promotion d’un prétendu Bol Casino. Ces annonces étaient spécifiquement visibles par des utilisateurs néerlandais.

Le nom et le logo de Bol évoquent immédiatement l’enseigne bien connue du commerce en ligne belge et néerlandais, mais ces publicités sont trompeuses.
En cliquant sur l’annonce, l’utilisateur est redirigé vers une page imitant une plateforme de téléchargement d’application. Le site, nommé bol-game.nl, affiche tous les codes visuels d’une page fiable : une note impressionnante de 4,9 étoiles, plus de 102 900 téléchargements, et une interface soignée. Une fois l’utilisateur convaincu, il lui suffit d’appuyer sur Télécharger. Mais au lieu de lancer un téléchargement, une redirection immédiate s’effectue vers un casino en ligne illégal nommé Casoola.
L’usurpation de symboles officiels
Pour renforcer l’illusion, les créateurs de cette campagne n’hésitent pas à aller plus loin. Dans certaines images promotionnelles, le logo de la loterie nationale néerlandaise apparaît sur un bâtiment de casino. En associant visuellement un organisme officiel à une plateforme frauduleuse, les auteurs cherchent à légitimer leur offre.
Le cas de Bol Casino n’est pas isolé. Dans son message, Frank Kruit évoque une succession d’exemples similaires : Netflix Casino, Amazon Casino… Ces campagnes s’inscrivent dans un écosystème où certains acteurs exploitent les failles des systèmes publicitaires. Dans une étude récente, des chercheurs ont vu plus de 60.000 pubs de casinos illégaux en un mois sur Facebook.
En combinant usurpation de marque, fausses informations et redirections trompeuses, cette campagne met en danger à la fois les utilisateurs et les entreprises.

