Esmee Ipema, influenceuse, épinglée pour promotion de jeu sans licence
Esmee Ipema, une personnalité bien connue des téléspectateurs néerlandais, utilise sa notoriété pour promouvoir des plateformes de jeux d’argent situées en dehors du cadre légal.
Une star de télé-réalité au cœur de la controverse
À 29 ans, Esmee Ipema, connue notamment pour ses participations aux émissions Ex on the Beach et Echte Meisjes in de Jungle, dispose d’une audience considérable sur les réseaux sociaux, avec près de 188 000 abonnés sur Instagram et un public presque aussi large sur TikTok. Cette visibilité a récemment été utilisée pour promouvoir le site de jeux en ligne Trueluck, une plateforme dépourvue de licence pour opérer légalement aux Pays-Bas.
Dans une story Instagram qui a depuis disparu mais qui a été largement relayée, Esmee Ipema s’adresse à ses abonnés depuis ce qui semble être sa chambre. Selon ses explications, les joueurs pourraient prétendument doubler leurs chances de bonus en créant un second compte avec une adresse email différente via son propre lien d’affilié.
Trueluck
Le site en question, Trueluck, est enregistré au Costa Rica et exploité par la société Yakadea Sociedad de Responsabilidad Limitada. Malgré l’absence d’une licence délivrée par la Kansspelautoriteit, la plateforme cible explicitement les joueurs néerlandais. Cela se voit notamment à travers une interface en néerlandais, des options de paiement adaptées au public local et des partenariats d’affiliation avec des sites web qui s’adressent délibérément à des joueurs inscrits au Cruks (le registre central d’exclusion des jeux), donc souvent à des personnes qui ont demandé à être exclues des jeux légaux.
Alors que la polémique gagne en ampleur, la réputation de Trueluck est déjà fortement entachée par les retours d’utilisateurs réels. Sur des plateformes publiques d’évaluation comme Trustpilot, de nombreux joueurs se plaignent de ne jamais avoir reçu leurs gains, d’un support client injoignable ou d’avoir vu leurs comptes bloqués sans explication.
Dans l’un des récits les plus frappants, une joueuse nommée Monique affirme avoir gagné près de 11 800 € mais n’avoir jamais reçu le moindre centime après sa demande de retrait. Elle raconte :
“Le 31 décembre, j’ai gagné 5000, 4000, 2000 et 800 et j’ai demandé à être payé. Cependant, je n’ai encore rien reçu. J’ai reçu deux e-mails m’informant que les 5 000 et 4 000 euros n’avaient pas été acceptés et avaient été reversés. Dieu seul sait où sont passés ces 9 000 euros. Ils prétendent que je les ai perdus au jeu, mais ce n’est certainement pas le cas. Cependant, l’historique montre que ce n’est pas le cas. Je n’ai reçu aucun e-mail m’informant que les 2000 et 800 euros restants n’avaient pas été acceptés, mais en tout cas, mes 11 800 euros ont disparu. Pour moi, cela ressemble à une arnaque. Je n’ai toujours pas reçu de réponse à mes e-mails, et le chat me dit simplement que j’ai tout perdu au jeu, que c’est ma réponse et que je dois m’en contenter.”
Trueluck aurait encouragé certains joueurs à poster des avis positifs en échange de tours gratuits, une stratégie qui peut fausser la perception générale mais qui ne parvient pas à compenser le volume très élevé de critiques négatives.
L’impact de l’affaire
Dans plusieurs pays, les autorités ont commencé à sanctionner des créateurs de contenu qui encouragent des pratiques illégales dans le domaine des jeux d’argent. La Kansspelautoriteit a récemment infligé des amendes à plusieurs influenceurs ayant promu des plateformes de paris non autorisées, soulignant que ce type de contenu peut contrevenir directement à la loi.
Comment se protéger des casinos illégaux ?
Le premier réflexe consiste à vérifier si le casino dispose d’une licence valide délivrée par l’autorité de régulation du pays concerné. En Belgique, seule la Commission des jeux de hasard peut approuver les licences.
Il faut aussi se méfier des promesses trop attractives : bonus excessifs ou gains rapides sont souvent des signaux d’alerte. Les casinos illégaux utilisent fréquemment ces arguments pour attirer des joueurs, sans offrir de garanties sur le paiement des gains ou la sécurité des données personnelles. Les bonus de bienvenue et les tours gratuits sont d’ailleurs interdits en Belgique.
Enfin, consulter les avis d’utilisateurs indépendants et s’informer auprès de sources fiables permet d’identifier les plateformes à risque. Attention! Certains sites illégaux utilisent également de fausses reviews pour donner un air plus fiable à leur site. En cas de doute, s’abstenir reste la meilleure protection.

