Les sites de jeux illégaux, cible numéro un de la Ksa en 2026 : la protection avant tout
L’Autorité des jeux de hasard aux Pays-Bas (Ksa) adopte une ligne dure. En 2026, le régulateur braque ses projecteurs sur les fournisseurs de jeux illégaux et sur la protection des jeunes.
Lutte visible contre les sites de jeux illégaux
Les jeux d’argent illégaux restent un problème majeur, et la Kansspelautoriteit ne le sait que trop bien. Pour 2026, l’organisation débloque donc des effectifs supplémentaires. Non pas pour continuer à lancer des avertissements en coulisses, mais pour intervenir de manière visible.
L’approche cible l’infrastructure derrière les acteurs illégaux. Cela signifie : conclure des accords avec les prestataires de services de paiement, les sociétés d’hébergement et les réseaux sociaux. Tout pour contrecarrer les sites illégaux et les rendre inaccessibles aux joueurs.
Les joueurs vulnérables reçoivent une protection qui faisait défaut
La protection des mineurs et des jeunes adultes reçoit une priorité plus élevée que jamais. Ce n’est pas une vaine promesse, car un département distinct a même été créé à cet effet au sein de la nouvelle structure organisationnelle de la Ksa.
Dès janvier 2026, cette nouvelle unité se consacrera à temps plein à la protection des joueurs. L’objectif est clair : éviter que les jeunes ne se retrouvent en difficulté à cause des jeux en ligne. Car bien qu’il existe des règles, la surveillance ne va pas de soi. La Kansspelautoriteit veut changer la donne dès cette année.
La publicité et le devoir de vigilance à la loupe
Les titulaires de licence seront suivis plus strictement en 2026, surtout en ce qui concerne la publicité et le devoir de vigilance. Le temps des promesses vagues et des campagnes timides est révolu.
Le régulateur attend des fournisseurs qu’ils interviennent activement si les joueurs adoptent un comportement à risque. Les messages publicitaires sont également passés au crible. Non pas parce qu’il y a du nouveau, mais parce que les règles sont trop souvent contournées. La Ksa choisit désormais la clarté.
La législation sur les jeux de hasard montre les dents
Le respect de la loi sur la prévention du blanchiment d’argent et du financement du terrorisme (Wwft) reste un fer de lance. Ici aussi, il s’agit de faire plus que de simples contrôles.
La Ksa veut maintenir la confiance dans le marché, et cela commence par la transparence. Les opérateurs de jeux doivent pouvoir démontrer que leurs processus sont étanches. Ceux qui ne le peuvent pas courent un risque plus élevé de sanctions en 2026 que les années précédentes.
Contexte : pourquoi ce changement de cap maintenant ?
Ce renforcement de la surveillance ne tombe pas du ciel. À La Haye, l’appel à une meilleure protection des joueurs vulnérables résonne depuis longtemps. Le ministère veut que le secteur prenne ses responsabilités, et ce message est désormais traduit par le biais de la supervision.
En rendant visibles ces nouvelles priorités, la Ksa s’affirme davantage. Non plus comme un chien de garde réactif, mais comme un acteur actif dans le débat public.

