Caissière condamnée après vol répété à Amersfoort
À Amersfoort, une caissière de la chaîne Primera a été condamnée à des travaux d’intérêt général après avoir été prise en train de voler des tickets à gratter dans le magasin où elle travaillait. Le propriétaire du magasin a découvert plusieurs tickets déchirés dans la poubelle derrière la caisse. Les images de vidéosurveillance ont ensuite confirmé que la caissière avait subtilisé les tickets sans les payer.
Des antécédents qui ne pardonnent pas
Il y a deux ans, la femme travaillait dans la restauration au sein du centre aquatique Octopus à Leusden. Un incident avait alors été signalé lorsqu’un manque de fonds avait été constaté. Les caméras montraient qu’elle avait prélevé deux billets d’une valeur totale de 30 euros dans la caisse. La justice avait alors jugé l’affaire suffisamment traitée, et la condamnation avait été assortie d’un sursis.
Malgré ces antécédents, la caissière avait été engagée à la Primera d’Amersfoort. Le propriétaire, conscient de l’histoire, avait voulu lui donner une nouvelle chance.
“Nous l’avons embauchée alors que nous avions entendu parler de ce qui s’était passé à la piscine. Nous lui avons donné une chance, et maintenant, en tant que petite entreprise, nous devons faire face à cette situation. Je me sens vraiment trahi. Cela n’aurait pas dû se passer ainsi, elle n’était pas une mauvaise employée.”
Le début d’une nouvelle série de vols
En février, la situation a de nouveau dégénéré. La caissière a informé son employeur via une application qu’elle avait remporté 400 euros grâce à des tickets à gratter du magasin. Elle demandait l’autorisation de percevoir le gain, en déduisant le prix du ticket non payé.
Le propriétaire a accepté cette transaction, tout en précisant que l’achat et le jeu de tickets pendant les heures de travail n’étaient pas autorisés. Cependant, il a rapidement découvert plusieurs tickets déchirés dans la poubelle, signe que la caissière avait continué à prendre des tickets sans les régler.
La preuve irréfutable des caméras
Les images de vidéosurveillance montrent qu’un jour, la caissière a pris quatre tickets à gratter et les a scannés sans les payer. Selon le parquet :
“Les images montrent qu’elle prend deux billets le matin. Elle déchire l’un d’eux, qui n’est apparemment pas gagnant, et met l’autre, le billet gagnant, dans sa poche, puis se verse 10 euros provenant de la caisse. Les images pourraient donner l’impression que vous prenez quelques billets, que vous grattez jusqu’à ce que vous en gagniez un, puis que vous dites à votre employeur : ‘J’ai gagné quelque chose, est-ce que je peux me faire payer ?’”
Malgré les preuves vidéo, la caissière a nié avoir volé les tickets et a même accusé son employeur d’avoir pris les tirages.
Verdict et sanction
Le juge a estimé que les images de vidéosurveillance constituaient des preuves irréfutables. La caissière a été condamnée à 40 heures de travaux d’intérêt général, assorties de 40 heures supplémentaires avec sursis. Elle devra également rembourser à son ancien employeur environ 300 euros de frais administratifs.