Nuits blanches, panique et anxiété : voilà ce qui arrive quand on arrête de jouer
L’envie a disparu, mais la paix ne revient pas. Les personnes qui arrêtent de jouer se heurtent souvent à un mur d’émotions et de symptômes physiques. Le sevrage est bien réel, même sans drogue ni alcool.
La dépendance au jeu laisse des traces que vous ne voyez pas, mais que vous ressentez.
Le cerveau a besoin de dopamine et se déséquilibre
Le jeu provoque une énorme poussée de dopamine dans le cerveau. Quiconque arrête soudainement supprime d’un seul coup le stimulus qui maintenait le système en marche. Résultat : insomnie, agitation, transpiration, palpitations. Le cerveau cherche désespérément un signal de remplacement.
Les symptômes ressemblent parfois à ceux de la dépression ou des troubles anxieux. Et cela rend les choses encore plus difficiles. Les personnes aux prises avec une dépendance au jeu ne savent souvent pas que leur panique, leur tristesse ou leurs maux de tête sont le résultat direct de leur sevrage.
L’anxiété et la morosité ne sont pas des signes de faiblesse, mais des signes de guérison
L’anxiété fait partie du sevrage. Le corps pense que quelque chose ne va pas, maintenant que la récompense constante fait défaut. Tout dans le corps réclame une action : retourner au casino, reprendre le contrôle. Mais ce sentiment est trompeur. C’est le système qui tente de se recalibrer.
Des sentiments dépressifs viennent souvent s’ajouter à cela. Les personnes qui ont joué pendant des années perdent non seulement de l’argent, mais aussi confiance en elles, en les autres et en l’avenir. Et pourtant, cela aussi est un signe de progrès : cela montre que la personne recommence à ressentir des émotions.
Les thérapeutes le constatent régulièrement. Ceux qui sont déprimés après avoir arrêté ne sont pas perdus. Ils sont en train de digérer la situation.
Le corps proteste également
Il n’y a pas que l’esprit qui s’agite. Le corps réagit également. Douleurs abdominales, tremblements, nausées, crampes : ce sont là des signes typiques d’un cerveau qui a besoin de se débarrasser de son habitude.
Contrairement au sevrage de l’alcool ou des drogues, les effets physiques du jeu sont généralement moins intenses, mais tout aussi réels. Les symptômes sont aigus et persistants. Et souvent mal compris.
La réadaptation ne réussit qu’avec un soutien et une structure
Arrêter sans aide ? Cela arrive, mais c’est rare. La plupart des gens ont besoin d’être guidés. Une thérapie, un environnement sûr, le blocage des sites de jeux d’argent : ce sont là des étapes essentielles pour éviter une rechute.
C’est là que l’ouverture d’esprit aide. Dire où ça a mal tourné, pourquoi tu veux revenir en arrière, ce qui te manque. C’est seulement comme ça qu’on peut construire quelque chose de nouveau. Sans blâmer, mais en étant conscient.

