L’ANJ requiert une vigilance renforcée contre la fraude
L’Autorité nationale des jeux (ANJ) a récemment livré son analyse annuelle des dispositifs de lutte contre la fraude et le blanchiment de capitaux. Si les opérateurs affichent des progrès, le régulateur appelle à un renforcement des mécanismes de contrôle.
Des contrôles stricts
Chaque année, les opérateurs titulaires d’un agrément ou de droits exclusifs doivent soumettre à l’ANJ un plan d’actions détaillé sur les mesures mises en œuvre pour lutter contre la fraude, le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, tout en présentant les engagements pour l’année à venir.
Les plans d’actions comportent deux volets essentiels. D’une part, un bilan des actions réalisées au cours de l’année précédente. D’autre part, une feuille de route détaillant les mesures à mettre en œuvre pour renforcer les dispositifs existants. L’ANJ examine ces plans avec attention, s’appuyant notamment sur le cadre de référence défini par l’arrêté du 9 septembre 2021, qui structure l’ensemble des obligations du secteur.
Lors de sa dernière analyse, le collège de l’ANJ a dressé un constat globalement positif. Les opérateurs ont, dans leur grande majorité, respecté les prescriptions et recommandations qui leur avaient été adressées l’année précédente. Cependant, le régulateur insiste sur la nécessité de poursuivre les efforts. Les dispositifs existants sont jugés robustes, mais encore perfectibles.
Des risques toujours présents
Malgré les progrès observés, les menaces restent bien réelles. Le secteur des jeux d’argent est constamment exposé à des tentatives de blanchiment de capitaux, en raison notamment de la rapidité des transactions et de la diversité des moyens de paiement.
Certaines pratiques constituent des points de vigilance particuliers. Par exemple, les moyens de paiement anonymes peuvent faciliter la dissimulation de fonds d’origine illicite et compliquer le travail de détection.
Un équilibre fragile entre progrès et vigilance
Les opérateurs ont démontré leur capacité à se conformer aux exigences réglementaires. Mais ils doivent désormais aller plus loin, en anticipant les risques émergents et en renforçant leurs outils de détection.

