Coupe du monde : l’alerte fraude aux paris
À l’approche de la Coupe du monde 2026, une étude de TransUnion met en lumière une hausse attendue des paris sportifs au Royaume-Uni, mais aussi qu’une part notable des jeunes adultes a déjà été victime de fraude sur des sites de paris non autorisés.
Un engouement qui attire aussi les fraudeurs
La Coupe du monde 2026 s’annonce comme l’un des grands rendez-vous sportifs et sociaux de l’année. Mais à mesure que l’intérêt des parieurs augmente, les risques liés aux sites non autorisés progressent eux aussi. C’est le constat dressé par une étude de TransUnion, entreprise spécialisée dans l’information de crédit, qui observe une forte intention de parier au Royaume-Uni avant le tournoi.
L’étude, réalisée par OnePoll entre le 11 et le 14 mai auprès de 1 000 adultes britanniques, souligne un point central : les jeunes adultes, en particulier les 25-34 ans, sont les plus enclins à augmenter leur activité de paris pendant la compétition. Ils sont aussi parmi les plus exposés aux fraudes liées aux opérateurs non autorisés.
Le chiffre le plus marquant concerne cette tranche d’âge : un membre sur huit, soit 12 %, déclare avoir déjà été sciemment victime d’une fraude via un site de paris non autorisé. La proportion atteint 10 % chez les 35-44 ans, tandis qu’elle devient très faible chez les générations plus âgées, avec 1 % seulement chez les 55-64 ans.
Les 25-34 ans, moteur de la hausse des paris
Selon TransUnion, aucune tranche d’âge ne se montre aussi disposée à parier davantage pendant la Coupe du monde que celle des 25-34 ans. Environ 43 % d’entre eux déclarent s’attendre à parier plus fréquemment durant le tournoi. Ce niveau d’intention dépasse nettement celui observé dans les autres groupes d’âge.
L’écart devient particulièrement visible chez les personnes plus âgées. Chez les 65 ans et plus, seuls 4 % disent prévoir une hausse de leur activité de paris pendant la compétition.
Cette dynamique ne se limite pas à la fréquence des mises. Elle concerne aussi les montants envisagés. Les 25-34 ans prévoient la mise moyenne la plus élevée, avec 16,56 livres sterling par pari. À titre de comparaison, la moyenne globale ressort à 9,54 livres sterling.
Londres, capitale britannique des paris avant le Mondial
L’étude met aussi en avant un facteur géographique. Londres apparaît comme le principal centre d’activité des paris liés à la Coupe du monde au Royaume-Uni. Plus de la moitié des parieurs londoniens, soit 52 %, prévoient de miser sur les matchs de l’Angleterre.
L’intérêt ne s’arrête pas à l’équipe nationale. Dans la capitale britannique, 42 % des parieurs disent prévoir des mises sur d’autres grandes affiches du tournoi. Par ailleurs, 29 % envisagent de parier sur le vainqueur final de la compétition. Ces chiffres dépassent ceux observés dans les autres régions du Royaume-Uni.
Cette concentration londonienne traduit un niveau d’engagement particulièrement élevé. Elle peut aussi expliquer pourquoi la question de la sécurité y est si sensible. Dans la même étude, 95 % des parieurs londoniens indiquent considérer la sécurité comme cruciale lorsqu’ils misent en ligne.
La commodité avant la prudence ?
Lorsqu’on leur demande ce qui les pousse à choisir un opérateur plutôt qu’un autre, les parieurs citent d’abord la commodité. Elle arrive en tête pour 17 % de l’ensemble des répondants concernés. Chez les jeunes adultes, cette proportion grimpe à 24 %.
La préférence pour les paris en ligne arrive ensuite, avec 16 %. Ces résultats éclairent le comportement des parieurs avant le Mondial : l’accès rapide, la facilité d’utilisation et l’expérience numérique jouent un rôle central dans le choix d’un site.
Cette priorité donnée à la commodité peut toutefois créer une faille. Un site facile à utiliser n’est pas nécessairement un site autorisé. Une interface convaincante, une inscription rapide ou une promotion visible peuvent donner une impression de fiabilité sans garantir la conformité réglementaire.
La sécurité reste une attente massive
L’étude ne décrit pas des parieurs indifférents à la sécurité. Au contraire, 91 % des personnes qui parient en ligne déclarent accorder de l’importance à une expérience sécurisée lorsqu’elles placent un pari. Parmi elles, 60 % disent que la sécurité compte beaucoup.
TransUnion conseille aux consommateurs de vérifier si l’opérateur dispose bien d’une autorisation de la Gambling Commission. L’entreprise recommande aussi d’éviter les promotions qui paraissent suspectement généreuses, d’utiliser des mots de passe solides, d’activer l’authentification à deux facteurs et de surveiller attentivement ses relevés financiers et de crédit.
L’avertissement de TransUnion aux parieurs
Chad Reimers, vice-président international des solutions de fraude chez TransUnion, appelle les parieurs à une vigilance accrue face aux bookmakers non autorisés et illégaux.
« La Coupe du monde de football est l’un des plus grands événements de paris et de sociabilité de l’année, et les fraudeurs le savent. Les jeunes supporteurs sont les parieurs les plus enthousiastes, mais cela peut entraîner un risque accru s’ils ne prennent pas le temps de vérifier la légitimité du fournisseur. »
TransUnion recommande aux personnes qui pensent avoir été victimes d’une fraude de signaler l’incident à Action Fraud. L’entreprise invite aussi les parieurs préoccupés par leur comportement de jeu à chercher de l’aide auprès de GamCare ou de la National Gambling Helpline.
Comment éviter les sites illégaux en Belgique ?
En Belgique, les jeux d’argent sont régulés par la Commission des jeux de hasard. Ne jouez que sur des sites avec une licence de la CJH. Si vous jouez sur un site illégal accidentellement, suivez notre guide pour savoir quoi faire.

