La Commission des jeux de hasard change officiellement de tutelle
La Commission des jeux de hasard ne dépendra plus de la Justice, mais du SPF Économie grâce à l’adoption d’un projet de loi en ce sens hier.
Un transfert de compétences important
C’est un changement structurel qui pourrait passer inaperçu pour le grand public, mais qui marque une évolution importante dans la gestion du secteur des jeux en Belgique. La Commission des jeux de hasard sera désormais rattachée au SPF Économie, après un vote validé en commission parlementaire.
Jusqu’ici, cet organe de régulation dépendait du ministère de la Justice. Ce basculement vers l’économie n’est pas anodin. Il traduit une volonté politique de repositionner les jeux de hasard non plus seulement comme une question juridique ou pénale, mais comme un secteur économique à part entière.
En confiant la supervision de la Commission au SPF Économie, le gouvernement entend renforcer la cohérence entre la régulation des jeux et les politiques économiques, notamment en matière de marché, de concurrence et de protection des consommateurs. Le SPF Économie dispose aussi de compétences étendues en matière de régulation des marchés numériques, ce qui pourrait offrir une meilleure capacité d’action face aux nouveaux acteurs du secteur.
Un secteur sous pression croissante
Depuis plusieurs années, la Commission des jeux de hasard alerte sur un manque criant de ressources. Sous la présidence de Magali Clavie, l’institution reconnaît ne plus pouvoir remplir pleinement ses missions face à l’ampleur du secteur, notamment en ligne. Effectifs insuffisants, retards dans les contrôles, priorités imposées : le régulateur fonctionne sous tension permanente.
Le transfert vers le SPF Économie est donc perçu comme une opportunité. La Commission espère obtenir plus de moyens humains et une gestion plus souple, notamment pour recruter plus rapidement.

