Son jackpot de 35 000 € bloqué à cause de son mari
À 79 ans, Carmen pensait pouvoir profiter des 35 000 euros remportés à la loterie en août 2025. Près d’un an plus tard, cette retraitée espagnole attend toujours son argent. Une ancienne démarche attribuée à son mari décédé empêche le versement du gain et place désormais l’affaire entre les mains de la justice.
Un gain de 35 000 euros impossible à récupérer
Le ticket était gagnant. Pour Carmen, la somme en jeu atteignait 35 000 euros. Pourtant, ce qui devait être une heureuse surprise s’est transformé en bataille administrative et judiciaire.
Carmen figure sur le registre des personnes interdites d’accès aux jeux de hasard. Cette inscription signifie qu’elle est officiellement considérée comme une personne souffrant d’une addiction aux jeux et qu’elle ne peut notamment pas accéder à certains établissements de jeu ou parier. Selon les autorités, sa présence sur ce registre suffit aujourd’hui à empêcher le versement des 35 000 euros.
Pour comprendre l’origine du blocage, il faut remonter treize ans avant le gain à la loterie. En 2012, le mari de Carmen l’aurait fait inscrire sur le registre sans qu’elle en soit informée. L’homme est décédé en 2015. Dix ans plus tard, lorsque Carmen a remporté son gain en août 2025, cette ancienne inscription était toujours susceptible de produire ses effets. La retraitée conteste pourtant le motif qui avait conduit à son enregistrement. Elle assure n’avoir jamais été dépendante aux jeux de hasard.
Sa famille avance une tout autre explication : son mari aurait cherché à contrôler ses sorties et à l’empêcher de jouer au bingo avec ses amies.
« C’était un mari horrible »
L’une des filles de Carmen a livré un témoignage particulièrement sévère sur son père. Selon elle, l’inscription de sa mère n’aurait pas été motivée par la volonté de la protéger d’une quelconque addiction.
« Mon père était un mari horrible. Il était sexiste et n’aimait pas que ma mère aille au bingo avec ses amies car cela le laissait seul à la maison », a-t-elle déclaré au quotidien espagnol El País.
La famille affirme également que le mari aurait falsifié la signature de Carmen et communiqué de fausses informations afin d’obtenir son inscription au registre.
Des anomalies dans le dossier contesté
Carmen et ses proches ne comptent pas renoncer aux 35 000 euros. La retraitée a engagé une procédure judiciaire pour tenter de faire reconnaître l’irrégularité de son inscription et récupérer la somme remportée.
Son avocat et sa famille contestent la procédure suivie en 2012. Un élément pourrait peser dans le dossier : selon les informations rapportées par la source, l’administration a elle-même reconnu certaines anomalies dans la demande déposée à l’époque.
L’affaire est actuellement examinée par la Cour supérieure de justice de Madrid. L’issue de cette procédure sera décisive pour la retraitée.

