Philippe Close contre-attaque sur le casino
Philippe Close a répondu aux critiques entourant la concession du casino de Bruxelles et sa présence au conseil d’administration du Sporting d’Anderlecht.
Philippe Close rejette les accusations autour du casino
Philippe Close ne voit pas de conflit d’intérêts dans le dossier du casino de Bruxelles. Invité vendredi soir sur BX1 et interrogé par Fabrice Grosfilley, le bourgmestre socialiste a rejeté les critiques visant son rôle lors de la désignation de Napoleon Games comme exploitant du casino de la capitale.
La controverse trouve son origine dans les différentes fonctions occupées par Philippe Close. En plus de son mandat à la tête de la Ville de Bruxelles, il siège au conseil d’administration du Sporting d’Anderlecht. Or, le club de football compte Napoleon Games parmi ses sponsors. Cette situation a notamment conduit le conseiller écologiste Benoit Hellings à dénoncer ce qu’il considère comme un flagrant conflit d’intérêts.
Philippe Close estime, au contraire, que le rapprochement entre ces deux dossiers n’est pas crédible.
« Imaginer que je vais échanger un marché dont le chiffre d’affaires est de 750 millions d’euros contre le flocage à l’arrière d’un maillot, c’est un peu ridicule », a-t-il déclaré.
Le bourgmestre de Bruxelles n’a pas seulement contesté les soupçons qui entourent sa double fonction. Il a également mis en cause la stratégie politique de ses adversaires.
« C’est le rôle de l’opposition de créer des polémiques », a-t-il lancé au cours de l’entretien. « Je n’ai pas d’autres commentaires à faire. »
Les fusillades ramènent le débat sur le trafic de drogue
L’entretien ne s’est pas limité à la concession du casino. Philippe Close a également abordé les violences récentes à Bruxelles, alors que plusieurs épisodes impliquant des armes à feu ont alimenté le débat politique sur le narcotrafic et la sécurité.
Pour le bourgmestre, la réponse au trafic de drogue ne peut pas se concentrer uniquement sur Bruxelles. Il estime nécessaire de s’intéresser à la manière dont les stupéfiants arrivent sur le territoire belge.
« La drogue n’arrive pas à Bruxelles par parachute », a-t-il résumé.
Les autorités doivent, selon lui, renforcer le contrôle du port d’Anvers, la principale porte d’entrée qu’il associe à l’arrivée de cocaïne sur le territoire.

