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Drapeau hollandais devant une façade de maison.

La nouvelle taxe sur les jeux d’argent fait long feu : le marché illégal en profite 

Les Pays-Bas ont relevé la taxe sur les jeux d’argent à 37,8 % au 1er janvier 2026. Le gouvernement comptait sur des centaines de millions d’euros de recettes supplémentaires, mais les recettes s’avèrent nettement inférieures aux prévisions. On peut donc se demander si l’augmentation de la taxe sur les jeux d’argent profite au Trésor public ou si, au contraire, elle renforce le marché illégal. Le pays avait déjà augmenté les taxes en 2025. 

D’après le suivi effectué par le ministère des Finances et l’Autorité des jeux de hasard, l’effet de la hausse de la taxe reste bien en deçà des attentes. Lors du passage de 30,5 % à 34,2 %, on tablait sur 108 millions d’euros de recettes supplémentaires. En réalité, ces prévisions ne se sont pratiquement pas concrétisées. La deuxième étape, vers un taux de 37,8 %, semble également rapporter bien moins que prévu. 

Ce n’est pas une différence négligeable dans un modèle de calcul. Cela met en évidence un problème plus large : les joueurs ne restent pas automatiquement fidèles à l’offre légale lorsque celle-ci devient plus chère ou moins attractive. 

Un joueur peut tout simplement partir 

De nombreux modèles fiscaux partent du principe que le marché reste globalement inchangé. La taxe augmente, donc les recettes augmentent en conséquence. Mais les jeux d’argent en ligne fonctionnent différemment. 

Si les opérateurs légaux doivent payer davantage d’impôts, ils doivent répercuter ces coûts d’une manière ou d’une autre. Cela peut se traduire par des cotes moins avantageuses, moins de bonus, des marges réduites ou des choix commerciaux plus restrictifs. Une partie des joueurs l’accepte. Une autre partie cherche tout simplement une alternative. 

Et cette alternative n’est souvent qu’à quelques clics en ligne : un opérateur illégal sans licence néerlandaise, sans obligation fiscale aux Pays-Bas et sans le même devoir de diligence. 

La Ksa affirme que 91 % des joueurs ne jouent qu’auprès de prestataires légaux. Mais si l’on considère les sommes en jeu, le taux de captation est bien inférieur : environ 53 %. Cela signifie que près de la moitié des fonds pourrait être détournée vers le circuit illégal. C’est précisément ce qui rend cette augmentation d’impôt risquée. 

Le calcul ne tient pas la route si le marché se contracte 

Le principe est simple. Si le taux d’imposition augmente, mais que le marché légal se contracte, la mesure rapporte moins que prévu. Dans le pire des cas, le taux augmente, mais l’assiette fiscale diminue plus rapidement. 

L’État perçoit alors moins de recettes supplémentaires que prévu, tandis que le marché illégal devient plus attractif pour les joueurs. 

C’est précisément l’avertissement que le secteur ne cesse de lancer depuis un certain temps déjà. Une pression fiscale trop élevée rend les opérateurs légaux moins compétitifs. Non pas les uns par rapport aux autres, mais face à des acteurs qui ne se soucient de rien. 

Le Royaume-Uni ressent lui aussi la pression 

Les Pays-Bas ne sont pas les seuls dans ce cas. Au Royaume-Uni, la taxe sur les jeux à distance (Remote Gaming Duty) sera portée à 40 %. Une nouvelle taxe sur les paris à distance de 25 % entrera également en vigueur à partir d’avril 2027. 

Entain, la société mère de Ladbrokes entre autres, supprime actuellement environ 500 emplois. L’entreprise ne lie pas directement cette décision à la hausse de la taxe, mais le timing et les coûts en disent long. Selon Entain, cette nouvelle charge fiscale représente environ 200 millions de livres sterling de coûts annuels supplémentaires pour ses activités en ligne au Royaume-Uni. 

Alors que les Pays-Bas sont surtout confrontés à des problèmes de canalisation, au Royaume-Uni, la pression se traduit clairement par des réductions de coûts et des suppressions d’emplois. 

Une hausse des taxes n’est pas de l’argent gratuit 

La leçon est claire : augmenter la taxe sur les jeux de hasard semble simple sur le papier, mais la réalité est plus complexe. Les joueurs en ligne sont mobiles. Les opérateurs illégaux sont agressifs. Et les opérateurs légaux ne peuvent pas absorber indéfiniment des coûts plus élevés sans rendre leur produit moins attractif. 

Une augmentation de la taxe devient ainsi rapidement bien plus qu’une simple mesure fiscale. Elle représente également un risque de détournement, un risque pour la protection des consommateurs et un avantage pour les prestataires qui opèrent en dehors de tout contrôle. 

La question n’est donc pas seulement de savoir quel montant d’impôt les pouvoirs publics souhaitent prélever. La véritable question est de savoir quelle pression le marché légal peut supporter avant que les joueurs ne se tournent vers des opérateurs qui ne versent absolument rien. C’est également un sujet d’actualité en Belgique. 

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Dans le monde de Gambling Club, Ron est un journaliste dévoué spécialisé dans l'actualité des casinos aux Pays-Bas. Il allie son regard aiguisé sur l’industrie du jeu vidéo à une passion profonde pour le sport.

Grâce à sa nature curieuse et son souci du détail, Ron se concentre sur la description des tendances et des transformations au sein de l'industrie des casinos néerlandaise, intégrant parfaitement son expertise sportive.

Fort d’années d’expérience dans le journalisme, allant du reportage local aux projets d’enquête à grande échelle, il propose à ses lecteurs des analyses nuancées et approfondies. Il révèle ainsi les fascinantes intersections entre le jeu et le sport.

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