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Les salles de machines à sous en ligne en Belgique subissent un lourd revers 

Le nombre de comptes actifs auprès des salles de machines à sous en ligne belges a chuté de plus de 60 % en un an. Pourtant, le montant total des mises n’a que légèrement diminué, tandis que le produit brut moyen des jeux par compte joueur restant a plus que doublé. 

Plus de 340 000 comptes actifs disparaissent 

Les salles de machines à sous en ligne belges comptaient encore 222 394 comptes joueurs actifs en 2025. Un an plus tôt, ils étaient 562 837. En douze mois, 340 443 comptes ont donc disparu des statistiques des comptes actifs, soit une baisse de 60,49 %. 

Selon la définition utilisée, un compte joueur actif est un compte qui a été utilisé au moins une fois au cours de l’année. Cette forte baisse ne signifie donc pas automatiquement que tous ces comptes ont été définitivement fermés ou supprimés. Un compte qui n’a pas été utilisé en 2025 n’est tout simplement plus comptabilisé comme actif. 

Il s’agit par ailleurs de comptes et non de joueurs individuels. Une même personne peut posséder des comptes auprès de plusieurs opérateurs agréés. La baisse ne peut donc pas être interprétée comme signifiant que 340 443 Belges ont arrêté de jouer. 

Les chiffres proviennent du rapport annuel 2025 et constituent l’une des évolutions les plus marquantes du marché belge des jeux de hasard. Notre analyse plus large du rapport annuel sur le marché belge des jeux de hasard montre que l’ensemble du secteur en ligne a continué de croître. 

Qu’est-ce qu’une salle de machines à sous en ligne ? 

En Belgique, les salles de machines à sous en ligne opèrent avec une licence complémentaire B+. Une telle licence ne peut être obtenue que par une entreprise également liée à une salle de machines à sous physique disposant d’une licence B. 

Le segment B+ est souvent confondu avec les casinos en ligne classiques, mais il existe une distinction juridique claire. Les casinos en ligne liés à un casino physique fonctionnent avec une licence A+. Les opérateurs dont les activités en ligne reposent sur une salle de machines à sous utilisent une licence B+. 

Le type de licence détermine notamment quels jeux peuvent être proposés. Un casino A+ dispose généralement d’une offre plus large, comprenant notamment des jeux de table et des jeux de casino en direct. L’offre d’une plateforme B+ est davantage axée sur les jeux de hasard automatiques et sur certains jeux en ligne autorisés dans cette catégorie de licence. 

Les personnes souhaitant vérifier sous quelle licence opère un prestataire belge peuvent consulter l’aperçu officiel des licences de la Commission des jeux de hasard. Gambling Club tient également à jour un aperçu de tous les casinos en ligne légaux en Belgique, qui explique la différence entre les licences A+ et B+. 

Les revenus en ligne diminuent beaucoup moins fortement 

Alors que le nombre de comptes joueurs actifs a chuté de plus de 60 %, les revenus en ligne des salles de machines à sous ont beaucoup moins reculé. Le produit brut des jeux, également appelé gross gaming revenue ou GGR, s’est élevé à 165,75 millions d’euros en 2025. 

En 2024, ce GGR atteignait encore 191,97 millions d’euros. La baisse du segment B+ s’est donc limitée à 13,66 %, soit environ 26,2 millions d’euros. Les revenus ont nettement diminué, mais loin d’avoir reculé au même rythme que le nombre de comptes actifs. 

Le montant total misé est lui aussi resté remarquablement élevé. En 2025, 5,18 milliards d’euros ont été misés via les salles de machines à sous en ligne. Un an plus tôt, ce montant atteignait 5,38 milliards d’euros. Cela représente une baisse de seulement 3,64 %. 

Ces chiffres de mises incluent aussi bien les mises initiales que les gains rejoués. Le montant ne représente donc pas la somme que les joueurs ont directement déposée. Un même euro peut être comptabilisé plusieurs fois comme mise au cours d’une session de jeu. 

Le revenu par compte actif a plus que doublé 

Comme beaucoup moins de comptes étaient actifs alors que le total des mises restait relativement stable, le GGR moyen par compte joueur a fortement augmenté. En 2024, un compte B+ actif générait en moyenne 341 euros de produit brut des jeux. En 2025, ce montant atteignait 745 euros. 

Cela représente une hausse de 118,52 %. En moyenne, les comptes encore actifs valaient donc plus de deux fois plus pour le secteur qu’un an auparavant. Cela peut signifier que les joueurs occasionnels ont décroché, tandis qu’un groupe plus restreint de joueurs réguliers ou plus intensifs est resté actif. 

Les chiffres ne permettent toutefois pas de savoir ce qui s’est passé à l’échelle individuelle. Les moyennes ne disent rien sur la répartition entre les joueurs. Un groupe relativement restreint de joueurs misant des montants élevés peut fortement tirer la moyenne vers le haut, tandis que d’autres comptes ne sont utilisés que quelques fois par an. 

Cette évolution rend la protection des joueurs au sein du public B+ restant d’autant plus pertinente. Une limite légale de dépôt ou une limite personnelle peut éviter que les mises n’augmentent sans que le joueur ne s’en rende compte. Gambling Club explique comment les limites de dépôt dans les casinos en ligne belges sont appliquées et dans quels cas une augmentation doit faire l’objet de contrôles supplémentaires. 

Les casinos A+, au contraire, enregistrent une forte croissance 

La baisse des salles de machines à sous en ligne ne prouve pas que les Belges ont massivement cessé de jouer en ligne. Le marché belge global des jeux de hasard en ligne a en effet progressé de 5,41 % en 2025, pour atteindre un GGR de 964,46 millions d’euros. 

Les casinos A+ ont particulièrement progressé. Leur GGR en ligne a augmenté de 12,99 %, passant de 490,42 millions d’euros à 554,11 millions d’euros. Le nombre de comptes joueurs A+ actifs a également augmenté, passant de 342 844 en 2024 à 458 403 en 2025, soit une hausse de 33,71 %. 

Les deux segments de casino en ligne évoluent donc dans des directions opposées. Alors que le B+ a perdu plus de la moitié de ses comptes actifs, le A+ en a gagné plus de 115 000. Il est possible qu’une partie de l’activité du marché réglementé se soit déplacée vers les plateformes A+. 

Les chiffres ne prouvent toutefois pas que les joueurs sont directement passés d’un site B+ à un casino A+. Certains opérateurs disposent de plusieurs licences et peuvent répartir leurs jeux, leurs comptes ou leurs activités différemment entre plusieurs plateformes. Des changements dans la manière dont les comptes sont déclarés ou attribués peuvent également avoir influencé les chiffres. 

La baisse du B+ avait déjà commencé en 2024 

Le recul des salles de machines à sous en ligne n’est pas nouveau. En 2023, le segment B+ enregistrait encore un GGR en ligne de 252,01 millions d’euros. En 2024, ce montant est tombé à 191,97 millions d’euros, avant de diminuer encore à 165,75 millions d’euros en 2025. 

En deux ans, le segment a donc perdu plus de 86 millions d’euros de GGR annuel en ligne. Le marché se situe désormais environ 34 % sous son niveau de 2023. La baisse du nombre de comptes actifs n’est devenue particulièrement marquée qu’en 2025 : 532 014 en 2023, 562 837 en 2024, puis 222 394 en 2025. 

Des règles plus strictes ont peut-être limité les possibilités d’attirer de nouveaux joueurs. La Belgique a introduit à partir de juillet 2023 une large interdiction de la publicité pour les jeux de hasard. Les bonus et autres incitations financières ont également été davantage restreints. 

Pour les plateformes B+, la limite d’âge de 21 ans s’appliquait déjà depuis un certain temps. Le relèvement général de l’âge minimum pour d’autres jeux de hasard privés en septembre 2024 n’explique donc pas entièrement cette baisse spécifique. La réforme plus large montre toutefois que la Belgique renforce de plus en plus l’accès aux jeux de hasard pour les moins de 21 ans. 

Les salles de machines à sous physiques restent plus stables 

Les salles de machines à sous physiques ont également enregistré une baisse, mais celle-ci a été beaucoup plus limitée. Leur GGR cumulé a diminué de 4,17 %, passant de 192,79 millions d’euros en 2024 à 184,74 millions d’euros en 2025. 

Le nombre de visites est resté presque stable. En 2025, 4,61 millions de visites ont été enregistrées, soit seulement 0,27 % de moins qu’un an auparavant. Le nombre de visiteurs uniques a baissé de 3,56 % pour atteindre 470 766. 

À la fin de 2025, 175 licences B étaient actives pour les salles de machines à sous physiques, ainsi que 48 licences B+ complémentaires pour les activités en ligne. Au cours de l’année, cinq nouvelles licences B+ ont été accordées, une licence a été renouvelée et six opérateurs ont volontairement renoncé à leur licence B+. Douze changements d’adresse internet ont également été approuvés. 

Les chiffres ne témoignent donc pas d’un effondrement complet du secteur. Le réseau physique est resté largement intact, tandis que le segment B+ en ligne a déclaré moins de comptes et des revenus plus faibles. Sur l’ensemble du marché B et B+, les salles de machines à sous physiques étaient à nouveau plus importantes que la branche en ligne en 2025. 

Le marché illégal reste hors des statistiques 

Les chiffres annuels concernent exclusivement les opérateurs qui exercent leurs activités dans le cadre du système belge de licences. L’activité sur les sites de jeux étrangers sans licence belge n’est pas incluse dans les chiffres relatifs aux comptes actifs, aux mises ou au GGR. 

Il est donc impossible de déterminer à partir de la baisse du B+ si toute l’activité disparue a réellement quitté le marché des jeux de hasard. Une partie a peut-être été transférée vers les casinos A+, tandis que certains joueurs ont également pu se tourner vers des opérateurs illégaux. Le rapport ne fournit pas de données distinctes sur ces joueurs. 

Cette distinction est importante, car les sites de jeux offshore peuvent ne pas respecter les mesures belges de protection des joueurs. Ils ne sont pas automatiquement connectés à EPIS et ne sont pas soumis aux mêmes contrôles en matière de limites, de comportement de jeu et de paiements. Gambling Club explique donc la différence entre les sites de jeux légaux et illégaux. 

La combinaison d’un nombre de comptes beaucoup plus faible et d’un revenu nettement plus élevé par compte actif constitue un point d’attention important pour le secteur B+. Toute personne constatant que le jeu prend de plus en plus de place en termes d’argent, de temps ou d’attention peut obtenir des informations et des conseils anonymes auprès de joueurs.aide-en-ligne.be. 

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Dans le monde de Gambling Club, Ron est un journaliste dévoué spécialisé dans l'actualité des casinos aux Pays-Bas. Il allie son regard aiguisé sur l’industrie du jeu vidéo à une passion profonde pour le sport.

Grâce à sa nature curieuse et son souci du détail, Ron se concentre sur la description des tendances et des transformations au sein de l'industrie des casinos néerlandaise, intégrant parfaitement son expertise sportive.

Fort d’années d’expérience dans le journalisme, allant du reportage local aux projets d’enquête à grande échelle, il propose à ses lecteurs des analyses nuancées et approfondies. Il révèle ainsi les fascinantes intersections entre le jeu et le sport.

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