Glasgow reçoit 3,44 millions contre les dégâts du jeu
Glasgow bénéficiera de 3,44 millions de livres sterling sur trois ans pour prévenir et réduire les dommages associés aux jeux d’argent. Ce financement, issu du prélèvement obligatoire britannique sur les opérateurs de jeux, doit notamment soutenir la prévention auprès des jeunes, la formation des professionnels et des actions ciblées dans les quartiers les plus exposés.
Plus de 15 millions de livres de dommages chaque année
Selon un rapport du conseil municipal de Glasgow, les dommages liés aux jeux coûteraient à la ville plus de 15 millions de livres sterling par an. Les 3,44 millions de livres que Glasgow recevra au cours des trois prochaines années doivent permettre à la municipalité de développer un programme consacré à la prévention et à la réduction des dommages liés aux jeux d’argent.
La situation n’est par ailleurs pas uniforme dans toute la ville. Selon les données rapportées, 42 % des bureaux de paris de Glasgow seraient situés dans les secteurs les plus défavorisés. La concentration géographique de ces établissements constitue donc l’un des éléments pris en compte par la stratégie municipale.
Trois quartiers placés au cœur du dispositif
Le programme prévoit des investissements ciblés dans trois quartiers de Glasgow particulièrement concernés par la présence de bureaux de paris. L’objectif annoncé est d’y renforcer les mesures de prévention, mais aussi d’améliorer la coopération entre les différentes organisations impliquées.
La municipalité ne veut pas limiter son intervention au traitement des personnes déjà confrontées à de graves difficultés. Elle entend également agir en amont, notamment par l’information, la sensibilisation et une meilleure détection des situations problématiques.
Le financement doit servir à rapprocher plusieurs types d’acteurs autour d’un même enjeu. Les services de santé, les services publics et les organisations sociales sont concernés par le dispositif. Le principe consiste à améliorer leur capacité à reconnaître les dommages associés aux jeux et à intervenir de manière plus adaptée.
En dirigeant davantage de moyens vers trois quartiers identifiés, Glasgow cherche à adapter ses actions aux endroits où l’exposition est considérée comme la plus importante.
Les jeunes au centre des mesures de prévention
Une partie de l’enveloppe sera consacrée aux écoles et aux structures travaillant avec les jeunes. Les actions ne se limitent pas à expliquer les risques. Le dispositif prévoit également un accompagnement destiné aux jeunes confrontés à des dettes liées aux jeux d’argent.
Le programme présenté par Glasgow repose sur une approche préventive et sur l’idée qu’une meilleure information peut participer à la réduction des dommages. Les moyens accordés permettront donc de renforcer les initiatives destinées à sensibiliser les jeunes et les personnes qui les accompagnent.
Former les professionnels pour mieux repérer les dommages
Une partie du financement doit servir à former des professionnels susceptibles d’être confrontés aux conséquences des jeux d’argent dans leur activité quotidienne.
Les personnes travaillant dans le secteur de la santé, les services publics et les organisations sociales doivent notamment recevoir une formation afin de mieux reconnaître les signes associés aux dommages liés aux jeux et d’améliorer leur prise en charge.
Glasgow entend traiter le sujet au-delà du seul secteur des jeux d’argent. Les difficultés peuvent en effet se manifester dans différents domaines pris en compte par le programme, notamment à travers les dettes et le besoin d’accompagnement. La municipalité veut développer une réponse reposant sur plusieurs acteurs plutôt que sur une intervention isolée. Le renforcement de la coopération entre organisations, particulièrement dans les quartiers ciblés, fait partie des objectifs annoncés.
D’où viennent les 3,44 millions de livres ?
L’argent attribué à Glasgow provient du prélèvement obligatoire britannique sur les jeux d’argent, entré en vigueur le 6 avril 2025.
Ce dispositif oblige les entreprises de jeux exerçant en Grande-Bretagne à contribuer financièrement aux recherches sur les comportements liés aux jeux ainsi qu’aux actions de prévention et de traitement des dommages qui leur sont associés. La Commission britannique des jeux est chargée de percevoir ce prélèvement. Les recettes sont ensuite réparties entre les organismes et institutions désignés pour financer les différentes actions.
Avant l’entrée en vigueur du prélèvement légal, les entreprises de jeux pouvaient verser des contributions financières sur une base volontaire aux organisations actives dans la recherche, la prévention et le traitement. Le nouveau dispositif rend désormais cette contribution obligatoire. Le gouvernement britannique cherche ainsi à disposer d’une source de financement structurée pour répondre aux conséquences des jeux d’argent.
À l’échelle de la Grande-Bretagne, l’objectif financier dépasse largement l’enveloppe accordée à Glasgow. Avec ce prélèvement, les autorités britanniques cherchent à recueillir environ 100 millions de livres sterling par an.

