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Een laptop waarop de website van de kansspelcommissie te zien is.

Un nombre record de Belges s’excluent volontairement des jeux d’argent 

À la fin de l’année 2025, un nombre record de 66 998 personnes étaient inscrites dans EPIS à leur propre demande. En un an, le nombre net de joueurs volontairement exclus a augmenté de 10 540. Ce sont surtout les personnes dans la vingtaine et la trentaine qui prennent cette mesure pour se protéger des jeux d’argent. 

Le nombre de joueurs volontairement exclus augmente de près de 19 % 

Jamais autant de personnes ne s’étaient volontairement exclues des jeux de hasard en Belgique. À la fin de 2025, l’Excluded Persons Information System, mieux connu sous le nom d’EPIS, comptait exactement 66 998 personnes volontairement exclues. Un an plus tôt, elles étaient 56 458. 

Cela représente une hausse de 10 540 personnes, soit près de 19 % en un an. Depuis 2018, ce nombre a même plus que doublé. À l’époque, 32 468 personnes figuraient dans le système à leur propre demande. 

EPIS est la base de données centrale utilisée pour contrôler l’accès aux jeux de hasard agréés. Toute personne qui s’y inscrit volontairement ne peut plus accéder aux casinos belges, aux salles de jeux automatiques ni aux bureaux de paris concernés. L’exclusion s’applique également aux sites de jeux d’argent agréés. Notre guide sur le fonctionnement de la liste EPIS belge explique quels autres groupes peuvent être exclus automatiquement ou à la suite d’une demande. 

Une inscription volontaire dans EPIS va donc bien plus loin que la simple fermeture d’un compte joueur. La fermeture d’un compte ne s’applique généralement qu’à l’opérateur concerné, tandis qu’EPIS couvre l’ensemble du marché belge réglementé des jeux d’argent. Gambling Club a déjà expliqué la différence entre la fermeture d’un compte casino, une pause de jeu et EPIS. 

Plus de 16 000 demandes en un an 

Au cours de l’année 2025, 16 358 demandes d’exclusion volontaire ont été traitées. Il s’agit également d’un record. En 2024, on en comptait 12 509, contre 10 506 en 2023. En deux ans, le nombre annuel de demandes a donc augmenté de plus de 55 %. 

Ces 16 358 demandes ne doivent pas être interprétées comme 16 358 nouveaux joueurs différents exclus du système. Une même personne peut introduire plusieurs demandes au cours d’une même année. L’écart entre le nombre de demandes et l’augmentation nette de la liste s’explique aussi par le fait que certaines personnes peuvent ensuite demander la levée de leur exclusion. 

Cette forte croissance ne signifie pas nécessairement que le nombre de personnes souffrant d’une addiction aux jeux d’argent a augmenté dans les mêmes proportions. Elle peut également refléter une meilleure connaissance d’EPIS et un accès plus facile aux mesures de protection. L’auto-exclusion est de plus en plus présentée comme une mesure de précaution concrète, et non plus uniquement comme un dernier recours pour les personnes confrontées à de graves problèmes de jeu. 

Itsme facilite la démarche 

Sur les 16 358 demandes introduites en 2025, 12 429 l’ont été via itsme. Cela correspond à près de 76 % de l’ensemble des demandes. La possibilité d’effectuer la procédure numériquement a été mise en place à la fin de 2021 et permet de demander plus facilement une interdiction d’accès, sans formalités administratives complexes. 

Les chiffres montrent à quel point cette méthode de demande numérique s’est rapidement imposée. En 2024, 9 937 demandes avaient déjà été introduites via itsme. Le nombre absolu a encore augmenté en 2025, même si sa part a légèrement diminué, car davantage de demandes ont aussi été introduites par d’autres canaux. 

Une demande peut être effectuée via la procédure officielle d’interdiction volontaire d’accès. Une fois la personne enregistrée, les opérateurs de jeux agréés doivent lui refuser l’accès lorsqu’elle tente de se connecter ou de se rendre dans un établissement de jeu physique. 

Les personnes dans la vingtaine et la trentaine demandent le plus souvent une protection 

La répartition par âge est particulièrement frappante. Sur l’ensemble des demandes introduites en 2025, 5 379 provenaient de personnes âgées de 21 à 29 ans. Le groupe des 30 à 39 ans suivait de très près avec 5 331 demandes. 

Ensemble, les personnes de moins de 40 ans représentaient 10 797 demandes, soit environ 66 % du total. Chez les 40 à 49 ans, on comptait 3 182 demandes. Par ailleurs, 1 582 demandes ont été introduites par des personnes dans la cinquantaine et 797 par des personnes âgées de 60 ans ou plus. Dans la catégorie des 18 à 20 ans, 87 demandes ont été enregistrées. 

Le fait que les personnes dans la vingtaine et la trentaine aient particulièrement recours à EPIS est important, car les jeux d’argent en ligne sont accessibles en permanence. Un casino ou une plateforme de paris se trouve sur le même smartphone que l’application bancaire, les réseaux sociaux et les messages d’amis. Les jeux d’argent peuvent ainsi facilement s’intégrer aux habitudes numériques quotidiennes. 

La technologie peut en même temps jouer un rôle dans la prévention précoce. Des recherches sont notamment menées pour déterminer si l’intelligence artificielle peut détecter un comportement de jeu problématique avant que les dommages ne s’aggravent. L’auto-exclusion reste toutefois une démarche volontaire du joueur et ne remplace pas un accompagnement lorsque les jeux d’argent entraînent des problèmes financiers, psychologiques ou relationnels. 

Les personnes de confiance sont beaucoup plus souvent impliquées 

Depuis juillet 2023, les personnes qui introduisent une demande peuvent désigner une personne de confiance. Celle-ci est informée lorsque l’exclusion est enregistrée et lorsqu’une demande de levée de l’exclusion est introduite ultérieurement. 

En 2025, une personne de confiance a été désignée dans 6 394 demandes. Cela représente plus de 39 % de l’ensemble des demandes. En 2024, cette possibilité n’avait été utilisée que dans 2 093 cas. Son utilisation a donc plus que triplé en un an. 

Une personne de confiance peut apporter un soutien supplémentaire et une forme de contrôle social lorsque le joueur exclu souhaite recommencer à jouer. Cet aspect est important, car le jeu problématique ne touche pas uniquement le joueur. Les partenaires, parents, enfants et amis sont souvent confrontés aux dettes, aux secrets et aux promesses non tenues. Les personnes inquiètes peuvent consulter notre article expliquant que faire lorsqu’un membre de la famille joue trop. 

En 2025, des tiers ont également demandé l’exclusion de 189 personnes. Parmi ces demandes, 82 ont été acceptées et 107 rejetées. Le nombre de demandes introduites par des tiers a diminué par rapport à 2024. Selon le rapport annuel, la possibilité d’impliquer volontairement une personne de confiance pourrait en partie expliquer cette baisse. 

La levée de l’exclusion n’est possible qu’après trois mois 

Une exclusion volontaire n’est pas nécessairement définitive. En 2025, 5 519 demandes ont été introduites pour faire lever une exclusion existante. C’est légèrement plus que les 5 326 demandes enregistrées un an auparavant. 

L’accès n’est toutefois pas rétabli immédiatement après une telle demande. En cas d’exclusion volontaire, un délai d’attente de trois mois s’applique avant que la levée ne devienne effective. Cette période de réflexion doit empêcher qu’une personne annule immédiatement sa protection sous le coup d’une impulsion. 

La différence entre le nombre de demandes d’exclusion et l’augmentation nette finale du nombre de personnes exclues doit donc être interprétée avec prudence. Une même personne peut introduire plusieurs demandes, tandis que d’autres quittent à nouveau le système après le délai d’attente. 

Plus de 715 000 tentatives de jeu bloquées 

EPIS n’est pas seulement une liste administrative. En 2025, le système a bloqué 715 373 tentatives d’accès de personnes exclues. La grande majorité concernait les jeux en ligne : 690 074 refus, soit plus de 96 % du total. 

En outre, 15 338 tentatives ont été bloquées dans les salles de jeux automatiques, 7 296 dans les bureaux de paris et 2 665 dans les casinos. Ces chiffres ne correspondent pas à un nombre équivalent de joueurs. Une même personne exclue peut tenter d’accéder aux jeux à plusieurs reprises. 

Les données montrent néanmoins que la protection est principalement activée en ligne. EPIS présente toutefois une limite importante : seuls les opérateurs agréés sont connectés au système. Les sites étrangers illégaux peuvent contourner les contrôles belges. Des logiciels de blocage complémentaires comme BetBlocker pour smartphones peuvent donc constituer un obstacle supplémentaire, sans pour autant offrir une garantie absolue. 

Un record à la fois positif et préoccupant 

Le fait que près de 67 000 personnes choisissent volontairement de se tenir à l’écart des jeux d’argent montre qu’un nombre croissant de joueurs sont prêts à prendre des mesures pour se protéger. La simplicité de la procédure numérique et la possibilité d’impliquer une personne de confiance rendent cette démarche plus accessible. 

Ce record ne doit toutefois pas être considéré uniquement comme une réussite. Derrière chaque demande peut se cacher une période marquée par des pertes financières, du stress ou une perte de contrôle. La forte progression, en particulier chez les jeunes adultes, montre à quel point le besoin de protection est devenu important. 

Les personnes qui s’interrogent sur leur propre comportement de jeu peuvent trouver auprès de joueurs.aide-en-ligne.be des informations anonymes, un autotest et des conseils. EPIS peut bloquer techniquement l’accès aux jeux d’argent, mais en cas de jeu problématique, le soutien humain, l’accompagnement financier et l’aide professionnelle restent également essentiels. 

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Dans le monde de Gambling Club, Ron est un journaliste dévoué spécialisé dans l'actualité des casinos aux Pays-Bas. Il allie son regard aiguisé sur l’industrie du jeu vidéo à une passion profonde pour le sport.

Grâce à sa nature curieuse et son souci du détail, Ron se concentre sur la description des tendances et des transformations au sein de l'industrie des casinos néerlandaise, intégrant parfaitement son expertise sportive.

Fort d’années d’expérience dans le journalisme, allant du reportage local aux projets d’enquête à grande échelle, il propose à ses lecteurs des analyses nuancées et approfondies. Il révèle ainsi les fascinantes intersections entre le jeu et le sport.

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