Rapport 2025 de la CJH : BAGO réagit
Le recours aux sites illégaux de jeux d’argent inquiète BAGO. Dans une réaction au rapport annuel 2025 de la Commission des jeux de hasard (CJH), l’association des opérateurs belges de jeux d’argent appelle à renforcer la protection des consommateurs et les moyens du régulateur.
Un chiffre qui inquiète particulièrement BAGO
Au cœur de la réaction de BAGO figure une donnée concernant les jeunes adultes. Selon les chiffres cités par l’association, 28 % des personnes interrogées âgées de 18 à 30 ans déclarent avoir déjà joué sur un site illégal de jeux d’argent. Pour BAGO, cette proportion constitue « un signal d’alarme impossible à ignorer ».
L’association estime que les derniers chiffres du régulateur montrent une accélération du recours au marché clandestin. Elle insiste surtout sur une différence essentielle entre les deux circuits : les joueurs qui utilisent des sites illégaux ne disposent pas des protections prévues par le cadre belge pour les opérateurs autorisés.
Quelles protections disparaissent sur les sites illégaux ?
BAGO cite plusieurs dispositifs auxquels les joueurs ne peuvent pas se fier lorsqu’ils se rendent sur des plateformes non autorisées : le contrôle d’accès EPIS, les limites de dépôt ainsi que la surveillance exercée par la Commission des jeux de hasard.
L’association met également en avant un risque juridique. Selon elle, les joueurs peuvent s’exposer à des poursuites pénales lorsqu’ils participent sciemment à des jeux d’argent non autorisés.
L’association considère que l’enjeu ne consiste donc pas seulement à prévoir des mesures de protection, mais également à permettre aux consommateurs d’en bénéficier réellement en les orientant vers les offres contrôlées.
Un appel à renforcer la Commission des jeux de hasard
BAGO apporte également son soutien à l’appel de Magali Clavie, présidente de la Commission des jeux de hasard, en faveur d’un renforcement urgent du régulateur.
L’association estime qu’une politique de protection des consommateurs doit permettre de maintenir une offre légale clairement identifiable. Elle demande parallèlement aux autorités de donner la priorité à la lutte contre le marché illégal et les flux financiers qui lui sont associés.

